Et si la fin du ski n’était pas due au réchauffement climatique! Art 3/4

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Avant d’aborder les alternatives, nous pouvons nous poser la question des responsabilités.?

4 acteurs gravitent autour du tourisme de montagne, et j’ai comme une sensation, où on est tous dans la même locomotive en amont du pont en ruine depuis plus de 20 ans… et on remets du charbon dans la loco!!

  • Tout d’abord il y a le consommateur bien sûr, le seul a réellement décider de notre avenir.
  • Il y a aussi le professionnel, qui doit construire son offre dans cet écosystème
  • Ensuite il y a la population locale, qui vit dans cet environnement et qui souhaite un avenir meilleur pour ses enfants.
  • Et enfin il y a l’institutionnel qui doit donner le cap, et flécher les investissements durables.

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Commençons par le consommateur: aujourd’hui, la tendance majoritaire est de partir en vacances en même temps, au même endroit pour faire le même selfie. C’est probablement caricatural mais tellement vrai! Il faut donc inviter le touriste à faire un pas de côté, vivre des expériences différentes, saines et responsables. Il ne faut pas avoir peur de se passer d’un consommateur qu’on ne souhaite pas pour notre territoire, même s’il représente la majorité, ou le pouvoir d’achat.

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Le professionnel, c’est celui qui va construire l’offre. Il doit être dans la même lignée que le projet territorial. Il doit penser service, mutualisation, performance d’usage, il doit toujours se poser la question de ce qui est bon pour cet écosystème. Par ricoché, ce qui est bon pour le territoire, sera bon pour lui. Il doit chercher à lisser son activité pour pouvoir fournir de l’emploi durable, former ses collaborateurs, les faire progresser, mettre ses meilleurs éléments aux places les plus stratégiques… Toutes ses démarches seront appréciées par le consommateur, qui sera sensible à ces actions.

La population locale. Aujourd’hui elle subit le tourisme intrusif. Alors d’un côté nous devons produire un tourisme moins agressif et d’un autre inciter la population locale à participer à l’accueil et valoriser son propre territoire toute l’année. Les habitants doivent devenir des ambassadeurs de la destination, de cette nouvelle approche du tourisme… et ce pour l’avenir de leurs enfants. On ne peut plus croire que travailler même à fond 3 ou 4 mois l’hiver puisse permettre de vivre correctement toute l’année. Cette illusion qu’a fait croire le tourisme d’hiver, les a amenés à la précarité dans laquelle ils se trouvent aujourd’hui.

Cours de ski Ourson à 3è Étoile - esf La Rosière

L’Institutionnel. C’est celui qui doit impulser la direction à prendre. Celle qui est bonne pour son territoire. Et pour cela, il faut un projet clair, durable et responsable. Malheureusement, les territoires de montagne sont depuis toujours un outils politique avant d’être un outil de développement économique. Certes ils sont obligés de soutenir cette activité pour un équilibre fiscal plus solide. Mais en l’absence de projet durable et responsable on continuera par clientélisme à financer des investissements pour le ski et surtout communiquer sur l’activité générée par ces investissements. Hors aujourd’hui, les clients viendront tout seul quand les conditions seront bonnes. C’est sur le reste qu’il faut mettre l’accent et tout le monde en sera bénéficière.

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